beerman
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Jeudi 08 février 2007

08.02.07 à 20h24 | Non classé | commentaires (0)

Dimanche 24 décembre 2006

Quelques morceaux de Noël revisité par le Trans Siberian Orchestra,side projet des membres de l'excellent groupe americain Savatage.
Le trans siberian est un groupe méconnu en France mais qui a un succés enorme aux états unis ou il multiplie les tournée en ces periodes de fetes.

Faith Noel


Christmas Canon Rock


An Angel Came Down



Joyeux Noel a toushttp://blogsimages.skynet.be/images/002/906/976_65405c08f373cc5ff...


Au fait vous aimez mon sapin???
http://slivki.tritiumnet.org/Pictures/Beer_Christmas.jpeg
24.12.06 à 13h59 | Non classé | commentaires (0)

Dimanche 05 novembre 2006

En ces temps d'Hallowenn.....

Un des premiers clips d'un groupe culte de metal

En 1988 Helloween ,un groupe allemand fait son trou dans le monde du heavy metal et sort ses premiers clip dont Halloween,chanson a rallonge,qui les différenciait des autres groupes de metal "traditionnel.





Savage pumpkins play rock'n roll..........
05.11.06 à 17h49 | Non classé | commentaires (0)

Jeudi 10 août 2006

Voici un petit descriptif de mes prochaine 3 semaines
http://www.ginini.com/nz/maps/newzealand.gif

14/08/2006 au 16/08/2006 • Vol Paris - Hong Kong
Envol de Paris en fin d’après-midi, première nuit à bord de l’avion.
Arrivée prévue à Hong Kong à la mi-journée. Plaque tournante commerciale au carrefour de l’Extrême-Orient et de l’Occident, la baie de Hong Kong porte en elle tout un monde de magie et de mysticisme. Mêlant 150 ans d’influence coloniale à 6 000 ans de traditions chinoises, la ville n’a cessé de fasciner de nombreuses générations de voyageurs. Dans les quartiers animés, de jour comme de nuit, les gratte-ciel géants de verre et d’acier côtoient les échoppes les plus étonnantes de la rue des serpents, de la rue des herboristes, du marché des antiquaires… ou encore, du marché de jade. A Hong Kong, ne manquez pas - à la nuit tombante - la vue unique qu’offre le Pic Victoria sur la voie lactée. Bienvenue à Hong Kong, port de lumière, porte de l’Asie .



16/08/2006 au 18/08/2006 • Vol Hong-Kong - Auckland
Départ de Hong Kong en début de soirée, dîner et nuit dans l’avion, arrivée sur Auckland dans la matinée. Imaginez une ville moderne, deux ports avec des milliers de bateaux, un grand pont traversant la baie, des îles magnifiques au large... Le tout situé sur deux immenses baies du Pacifique Sud, dominées par de nombreux cônes volcaniques... Vous êtes à Auckland, la cité des voiles !




18/08/2006 au 20/08/2006 • Auckland - Rotorua (235 km)
Départ pour Rotorua : volcans enneigés, sites géothermiques, chaînes montagneuses, points de vue uniques… Deux journées Grandeur Nature ! Rotorua est la zone où l'activité volcanique est l'une des plus fortes au monde!

http://www.hobbitontours.com/images/fp-hobbiton.jpg


20/08/2006 • Rotorua - Wellington (460 km)
Départ pour le sud de l’île à travers de fabuleux décors de montagne. Vous passerez par Taupo, pour admirer le plus grand lac de Nouvelle-Zélande avant de traverser le Parc National Tongariro où s’élèvent trois hauts volcans en activité. Arrivée à Wellington, la capitale du pays, une ville portuaire splendide et calme, encadrée de montagnes abruptes.




21/08/2006 au 23/08/2006 • Wellington - Nelson (traversée en bateau 3h + 100 km)
Traversée du détroit de Cook jusqu’à Picton. Le nord de l’île de Jade dispose de nombreux atouts : un climat ensoleillé, une côte sauvage et variée, une gastronomie et des vins de qualité… Vous y trouverez aussi le Parc National d’Abel Tasman, l’un des plus beaux de Nouvelle-Zélande, avec ses plages de sable doré...




23/08/2006 • Nelson - Greymouth (330 km)
Aujourd’hui, la route est superbe, elle longe les étroites gorges de Buller avant de rejoindre Westport où vous pourrez aller à la rencontre d’une colonie de phoques ! Ne manquez pas de visiter les formations rocheuses de Punakaiki, avant d’arriver à Greymouth aux portes d'une région où abondent forêts tropicales, lacs et rivières...




24/08/2006 • Greymouth - Fox Glacier (200 km)
Départ matinal en direction d’Hokitika, capitale de la “pierre verte” puis continuation à travers les routes de montagnes pour vous rendre aux glaciers Franz Josef ou Fox. Nous vous conseillons de partir en randonnée jusqu'à la base du glacier, à la découverte de forêts peuplées d’oiseaux.

http://www.foxguides.co.nz/assets/gallery/image-1.jpg

25/08/2006 • Fox Glacier - Wanaka (265 km)
Consacrez cette journée à la découverte de la forêt tropicale et ses nombreuses chutes d’eau. Poursuivez ensuite vers Wanaka, paradis des amateurs de grand air et de nature, seule voie d'accès au Parc du Mont Aspiring. Au programme : baignades, randonnées, croisière...


26/08/2006 • Wanaka - Te Anau (275 km)
En route pour l’extrême sud de l’île ! Vous longerez le lac de Wakatipu avant d’arriver à Kingston, la ville du train à vapeur. Dans l’après-midi, nous vous recommandons les fascinantes grottes calcaires de Te Anau, illuminées par des milliers de vers luisants…


27/08/2006 au 29/08/2006 • Te Anau - Milford Sound - Queenstown (410 km)
Départ matinal pour admirer le Parc National du Fiordland. Il vous faudra plus de 2 heures pour rejoindre Milford Sound mais la route vaut vraiment le voyage ! Continuation vers Queenstown, la ville de l’extrême, qui bénéficie de l’un des cadres les plus spectaculaires au monde…


29/08/2006 • Queenstown - Mount Cook - Twizel (330 km)
Rejoignez la région des hautes montagnes. Le Mont Cook avec ses 3 754 mètres reste le plus haut sommet de cette partie du monde. Plusieurs pistes bien tracées et soigneusement balisées s’adressent à des marcheurs sans expérience et ont essentiellement pour but la découverte de la végétation, des oiseaux du parc et des points de vue à couper le souffle.


30/08/2006 au 1/09/2006 • Twizel - Christchurch (285 km)
Découvrez Christchurch, la ville la plus anglaise du pays avec sa cathédrale, ses bâtiments typiques, ses nombreux bars et cafés.


1/09/2006 • Christchurch. Départ
Route vers l’aéroport ce matin et remise de votre véhicule de location avant de prendre votre envol pour la France (via Hong Kong). Dîner et nuit à bord de l’avion.



2/09/2006 • Arrivée à Paris tôt ce matin, la tête pleine de rêves...
10.08.06 à 20h09 | Non classé | commentaires (0)

Dimanche 16 avril 2006

Spitzberg :
glaciale cohabitation

Entre Russie et Norvège, la zone habitée la plus septentrionale de la planète témoigne encore de la vieille coupure Est-Ouest
http://www.russia.no/regional/svalbard/svalbard-map-2.gif
De notre envoyé spécial

Accrochée au flanc d'un fjord, Barentsburg semble surgie de l'ancienne URSS. Un imposant buste de Lénine trône sur la place centrale. Sur les murs de la ville, des fresques promettent au prolétariat un avenir radieux. Et, pour couronner le tout, une centrale thermique crache une fumée noirâtre qui stagne dans le ciel cristallin de cette lugubre cité de HLM. Pourtant, malgré les apparences, cette localité minière où vivent 800 Russes et Ukrainiens se situe en Norvège. Et plus précisément dans le Spitzberg, île principale du Svalbard, cet archipel du Grand Nord presque aussi vaste que l'Irlande. A moins de 1000 kilomètres du pôle, il possède la particularité d'être le lieu habité le plus septentrional de la planète : 3 000 habitants, majoritairement norvégiens, cohabitent avec 6 000 ours blancs sur ce territoire montagneux où la nuit polaire s'éternise trois mois et demi durant à partir du 1er novembre.
http://home.online.no/~okleven/Bilder/barentsb.JPG
Barentsburg la russe n'est pas, loin s'en faut, la seule originalité du Spitzberg, dont le statut politique constitue en soi une curiosité. Il faut remonter au traité de Versailles, en 1919, pour trouver les origines de cette étrange cohabitation russo-norvégienne au nord du 78e parallèle. A l'époque, le jeune Etat norvégien (devenu indépendant de la Suède en 1905) revendique la souveraineté sur le Spitzberg. Cette terre sauvage n'est alors qu'un no man's land sans statut où un riche aventurier américain, Longyear, s'est depuis peu lancé dans l'extraction du charbon. Coup de chance pour la Norvège : les Russes, très occupés par leur révolution, sont absents de Versailles. « Ils furent pourtant, dès la fin du XVIIe siècle, sous l'impulsion du tsar Pierre le Grand, les premiers à fréquenter régulièrement l'archipel pour y chasser l'ours, le renne et le renard », rappelle l'historien et membre du gouvernement local Per Kyrre Reymert.
Les absents ayant toujours tort, le royaume norvégien obtient gain de cause. Cependant, deux clauses du traité du Svalbard, signé en 1920, prévoient l'internationalisation et la démilitarisation de ce territoire d'outre-mer. En clair, la Norvège reçoit la souveraineté. Mais les nations signataires, dont la France, peuvent, sous certaines conditions, en extraire du minerai ou y mener des recherches scientifiques. Par ailleurs, toute activité militaire y est proscrite. Dès 1932, l'Union soviétique réaffirme son intérêt pour le Spitzberg. Et implante une colonie à Barentsburg, à 40 kilomètres de la « capitale » norvégienne Longyearbyen, également vouée à l'extraction du charbon. Arrive la guerre froide : le Spitzberg devient un enjeu géostratégique. Sa situation idéale, à quelques encablures de l'océan Arctique, où se rassemblent la plupart des sous-marins nucléaires des deux blocs, permet, par exemple, grâce à des stations de radars secrètes, de surveiller les submersibles russes en provenance de Mourmansk, leur port d'attache.
Aujourd'hui, quinze ans après l'éclatement de l'empire soviétique, Barentsburg- en déclin et en proie à la mafia - et Longyearbyen - dont la prospérité est visible à l'œil nu -résument les destinées diamétralement opposées de deux mondes. Côté norvégien, pas moins de quatre restaurants, deux hôtels de luxe, une discothèque, une piscine, un supermarché (approvisionné en vins fins et en fruits tropicaux), un bureau de poste, une banque, un musée et un journal local concourent à l'animation de la « capitale », qui compte aussi une université internationale en pleine expansion. Créée voilà une décennie, l'université du Svalbard accueille 250 étudiants en climatologie, géophysique, géologie ou technologie, dont le cursus commence... par deux journées d'initiation aux techniques d'autodéfense contre les ours, principal danger hors des zones habitées ! Enfin, la présence de tour-opérateurs témoigne de la vitalité touristique du Spitzberg, relié au continent par 14 vols hebdomadaires en été et 5 en hiver. « Ici, nous ne manquons de rien », résume le gouverneur, Odd Olsen Ingero, qui se rend une fois par semaine à Barentsburg en hélicoptère afin d'y réaffirmer symboliquement la souveraineté norvégienne.
http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/barents5-8b611_t...
A seulement deux heures de scooter des neiges à travers la montagne et le blizzard, la cité russe se situe pourtant à des années-lumière de Longyearbyen. Aux mains d'une clique mafieuse, la mine de Barentsburg est loin d'être gérée selon le modèle social Scandinave. « Les mineurs sont essentiellement recrutés en Ukraine, où 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, raconte le militant humanitaire norvégien Gustav Halsvik, réputé être le meilleur connaisseur de Barentsburg, où il va régulièrement. La compagnie charbonnière russe Trust Arktikugol leur promet le paradis, mais les mineurs ne signent leur contrat qu'une fois arrivés sur place. Ils découvrent alors que le salaire promis a été divisé par trois. » Les mécontents sont cyniquement invités à repartir chez eux. Mais avec quel argent ? Le billet de bateau pour Mourmansk est au-dessus de leurs moyens. « En fait, il s'agit de contrats d'esclavage ! Ici, les gens vivaient mieux au temps du communisme », s'indigne Halsvik, qui a, par deux fois, reçu des menaces de mort.
Au fond de la mine russe, les conditions de sécurité sont déplorables. En 1997, un coup de grisou a fait 24 morts. Le traumatisme fut d'autant plus grand qu'il survint un an après le crash d'un Tupolev qui fit 144 victimes.

"Les mineurs découvrent en arrivant que le salaire promis a été divisé par trois"

En ville, la situation sanitaire est tout aussi affligeante. Le lait, le savon, le papier hygiénique sont des denrées rares, voire introuvables. Dans l'unique magasin de détail, géré par la direction de la mine, le choix se limite à moins d'une dizaine de produits différents. En définitive, seule l'action de quelques ONG norvégiennes rend le quotidien des habitants supportable. Ce sont elles qui ont permis la réouverture de l'école primaire (40 élèves), fermée pendant deux ans. Régulièrement, les ONG organisent aussi des collectes de vêtements chauds et de nourriture. Mais cette charité n'est pas toujours bien ordonnée. Ainsi, l'année dernière, 47 000 couronnes (8 500 euros) et des aliments devaient être distribués aux élèves de l'école de Barentsburg. Arrivés sur place, les responsables norvégiens eurent la surprise de constater que les dirigeants russes n'avaient même pas prévenu la population de l'existence de ladite opération caritative... La distribution fut annulée in extremis et reportée sine die.
http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/barentsburg--len...
Pour arrondir ses fins de mois, la direction de Trust Arktikugol peut en tout cas compter sur la manne touristique. La plupart des 35 000 visiteurs qui se rendent chaque année au Spitzberg, via des tour-opérateurs norvégiens, désirent en effet connaître Barentsburg, cet insolite musée vivant du postcommunisme. Une taxe de 6 euros par touriste est exigée. Cela va sans dire : le produit de cet impôt n'est pas investi localement mais empoché par quelques privilégiés. cette rente de situation ne durera peut-être pas éternellement. Les réserves de charbon de Barentsburg touchent à leur fin et seront épuisées d'ici à dix ans. En théorie, les Russes - déjà trois fois moins nombreux qu'au temps du communisme - pourraient alors avoir disparu du paysage. Mais en pratique c'est une autre histoire. Déjà un nouveau site d'extraction minière est envisagé, à 20 kilomètres de Barentsburg. La difficulté est que ce projet suppose un investissement considérable pour une rentabilité nulle. Complication supplémentaire : la Norvège a promulgué en 2001 une loi sur l'environnement destinée à faire du Spitzberg un sanctuaire écologique... et à freiner tout projet de développement mal maîtrisé. Sans le dire ouvertement, les Norvégiens trouvent le voisinage russe quelque peu encombrant. En guerre larvée pour les ressources de l'Arctique, la Russie et la Norvège, respectivement 2e et 3e exportateurs de pétrole mondiaux, se disputent d'ailleurs depuis trente ans les eaux territoriales de la mer de Barents.
http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/barents4-d7279_t...
Très poissonneuses, elles sont également supposées fabuleusement riches en hydrocarbures. Or maintenir une présence significative au Spitzberg est indispensable aux Russes pour faire valoir leurs prétentions sur les mers alentour. Réaliste, le gouverneur norvégien semble d'ores et déjà exclure l'éventualité d'un retrait russe. Avec un art consommé de la litote, il avance même : « Leur départ serait une très grande perte pour le Spitzberg. » Qu'en termes diplomatiques ces choses-là sont dites...

Axel Gyldén
16.04.06 à 09h51 | Non classé | commentaires (1)

Dimanche 26 mars 2006

Extrait du journal de bord de ma randonnée au Spitzberg en aout 2004 par mon guide Pascal Lacanal

Rencontres
avec des ours
Journal du Spitsberg – Pascal Lacanal

Vendredi 27 août
12 heures – Au quatrième jour, sous le pic de Kolberget qui domine le site à l’abandon de Grumantbyen, nous avançons sous un crachin ordinaire.
Toute la matinée, nous avons suivi l’ancien chemin de fer qui desservait le port minier d’exportation sur la Colesbukta, la baie du charbon. L’itinéraire suit le trait de côte et une galerie de bois protège toute une section de la voie sous un fort escarpement menaçant. Au début, il est plaisant de se faufiler dans ce couloir de madriers mais à sauter d’une traverse sur l’autre le jeu devient vite fastidieux. Parfois les ouvrages sont avachis et il faut se courber ou bien s’écarter pour pénétrer à nouveau dans le boyau en clair obscur ; une autre fois encore, c’est un pont qui n’enjambe plus un ravin, alors on descend, on remonte et on entre à nouveau sous la voûte. Le travail du gel a déformé celui des hommes, ainsi le ballast a gonflé, s’est déplacé ou s’est effondré ; les rails gondolent, divaguent inutiles. Un outil oublié, des isolateurs de porcelaine blanche sur une ligne téléphonique coupée, des boulons rouillés, un wagonnet basculé, on cherche les fantômes. Nous sortons au jour sur une terrasse assez large où la voie peut enfin circuler sans protection. Sur une plateforme de briques gagnée par la végétation, un lit en fer se détache sur fond de mer. La maison a sans doute été récupérée, par contre le couchage n’en valait plus la peine. Et toujours nous cahotons, traverse après traverse. Enfin nous pensons apercevoir Grumantbyen quand la falaise se redresse et vient barrer la vue. A présent, c’est un percement en béton dans lequel il faudrait se glisser. Avec mes bottes, je m’avance dans l’eau qui occupe la base du tunnel. A quelques pas, une vieille neige dure obstrue totalement le passage. A l’extérieur, Olivier tente un contournement à flanc de montagne, or il revient déjà, la pente est trop forte. Il nous a donc fallu grimper de face sur ces éboulis mêlés de terre, aussi relevés qu’une échelle. Pour la première fois depuis le départ, Christophe accuse le coup.
http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/ours-1-04020_thu...
12 heures 20 - A presque deux cent mètres d’altitude je cherche mon chemin dans une brume qui s’épaissit au fur et à mesure de l’ascension. Puis, la pente s’adoucit et j’essaie de lire dans les lichens épais un vague piétinement de la végétation, une ombre de sentier. Nous atteignons un petit replat et tout d’un coup me vient au nez cette odeur unique et inoubliable. Aucun doute, l’effluve est puissant, la preuve certaine d’une urine d’ours toute fraîche. Le groupe se resserre, Frédéric rappelle son père à l’ordre : « Allez Papa, déconne pas ! » mais Jacques le rabroue, il en a vu d’autres. Pluie ou pas, je déshabille Carabine de sa housse. Nous n’y voyons pas à cinquante mètres et je n’aurai peut-être pas beaucoup de temps pour envoyer la première sommation.

http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/trace-d-ours-f4f...
Bientôt nous trouvons le profond vallon qui relie l’ancienne station minière de Grummant aux terrains d’exploitation situés vers le col qu’il me faut trouver. En perdant le moins de hauteur possible, nous nous dirigeons d’abord vers le cours d’eau. Avant de rejoindre celui-ci, dans un creux du versant, abrités du vent, nous mettons en route le brûleur pour une soupe chaude salutaire. Il pleut.
Nous reprenons la montée. Il est 14 heures et nous avons pénétré dans ce plafond nuageux si ordinaire au Spitsberg. Pas trop d’inquiétude. Nous sommes maintenant contraints de souvent marcher dans le torrent pour ne pas nous écarter du vallon. Soudain, Frédéric nous arrête. Un bruit ! Bruit de pierres. Des pas dans les pierres. Ça vient de ces éboulis noirs, or nous n’avons pas trente mètres de visibilité. J’appelle, mais le coton des nuées étouffe ma voix. Je n’ai encore jamais vu de renne dans des moraines sans végétation. Alors…
-------------------------

Merci a mon guide Pascal ainsi qu'a mes amis Jacques,Frédéric et Olivier.

http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/scan1-3d9aa_thumb.jpg
26.03.06 à 15h50 | Non classé | commentaires (0)

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46 messages
Le 18.12.08 à 07h34
Par zero-zero :
Pas mieux que katzo ! Vraiment magnifiques, merci :)
Merci, je suis content que ça plaise :)
Le 14.12.08 à 09h30
Par katzo68 :
Un vrai bonheur tes photos, on en redemande sans limites (+)
Et y en a encore en stock ;)
Le 03.09.08 à 08h48
Par chris :
Toujours aussi"bavantes" tes photos ! Je vais rapidement faire en sorte qu'on puisse afficher les albums en diaporamas, ça sera bien pratique pour admirer tes paysages en grand
Merci bcp.
C'est vrai qu'un diaporama ca serait pas mal.
Le 23.03.08 à 16h36
Par rcsfan :
A quand une photo de ton appareil-photo? :)
Bientot...peut etre...lol
Je dis juste vive le Pentax K-10D ;)
Le 19.01.08 à 17h48
Par sonikeric :
Sans doute les plus belles photos de tout les stublogs .
Merci bcp :)

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